La réglementation et l’écologie

De nombreuses normes et réglementations ont été mises en place dans le domaine électrique, en rapport avec l’écologie. De plus en plus rigoureuses, ces normes sont parfois un peu floues pour l’utilisateur, car elles peuvent concerner à la fois la consommation énergétique, la conception des ampoules et luminaires, mais aussi le recyclage des ampoules.

Protéger l’environnement

Il a été démontré que plus de 80% de l’impact écologique d’un luminaire concernait sa consommation énergétique au cours de son utilisation. Il faut aussi se souvenir que l’éclairage représente près de 12% de la consommation totale en matière de consommation électrique française.

De nouvelles législations vous aident à mieux comprendre votre interaction écologique dans l’utilisation que vous faites de l’électricité, c’est du moins une ambition du législateur.

En résumé, il est préférable :

  • d’éviter de gaspiller de l’énergie
  • de créer des nuisances lumineuses
  • d’avoir un impact négatif sur l’environnement

L’AFE (l’Association Française de l’Éclairage) a créé un guide de référence pour les usagers les aidant à répondre aux questions courantes sur l’électricité, l’éclairage et l’écologie.
Les professionnels de l’éclairage doivent donc suivre ces normes pour proposer à leurs clients des produits adaptés à la réglementation mais aussi aux besoins de leurs propres clients.

Quelques normes en détails

La directive EuP

Cette directive favorise le bannissement des lampes énergivores dans l’éclairage intérieur et/ou l’éclairage public. Plus précisément, sa réglementation concerne les produits énergivores et vise à éliminer progressivement du marché les lampes, luminaires ou appareillages pas assez efficaces. En fait, cette norme encourage l’utilisateur et les professionnels de l’éclairage à adopter des solutions d’éclairage plus écologiques et permet le développement de technologies davantage éco-responsables, comme les ampoules LED.

Directive EPBD

Elle concerne les bâtiments à consommation d’énergie presque nulle. Cette réglementation s’adresse principalement aux nouveaux bâtiments, lesquels doivent avoir une consommation énergétique presque nulle d’ici décembre 2020. Cela peut donc être possible grâce à l’éclairage basse consommation.

Directive WEEE (littéralement Waste Electrical and Electronic Equipment ou le traitement des déchets électroniques en français)

C’est une législation européenne qui concerne les déchets des équipements électriques et électroniques. Elle impose la collecte de tous les types de lampes, luminaires et autres appareillages de contrôle associés, comme les lampes à incandescence ou les halogènes par exemple. Cette réglementation doit surtout être respectée par les producteurs et les importateurs. Elle évite que les produits électroniques ne finissent dans une décharge ou un incinérateur. Les produits sont donc recyclés.

Directive ELL (pour Energy Efficiency Label) : le classement des produits énergétiques

Cette norme rend obligatoire l’étiquetage énergétique ce qui permet à l’usager de trouver les produits ayant le meilleur rendement énergétique plus facilement. Plus la classe énergétique est élevée, plus la qualité est élevée elle-aussi. Cela évite les coûts pour des produits de qualité moindre, voire médiocre.

Les nuisances et les pollutions lumineuses

Normes électriques et écologieContrairement aux croyances, les deux termes ne renvoient pas nécessairement au même sujet, bien qu’ils présentent un point commun principal : montrer que l’éclairage répond à un besoin bien précis. Si ce n’est pas le cas, il n’est pas nécessaire d’éclairer.

En France, la loi retient le terme de nuisances lumineuses, car la définition d’un polluant ne s’applique pas réellement à la lumière (cf : altéragène biologique, physique ou chimique qui, au-delà d’un certain seuil, et parfois dans certaines conditions, développe des impacts négatifs sur tout ou une partie d’un écosystème ou de l’environnement en général).

Les nuisances lumineuses ne dépendent pas que de l’éclairage public. Le parc d’éclairage public français ne se renouvelle qu’à un rythme de 3% par an. Ce parc est assez vieillissant puisque certaines technologies ont plus de 25 ans.

En conclusion, l’éclairage public représente 16% des consommations d’énergie, 41% des consommations d’électricité et 17% des dépenses. Dans le budget des communes, cela représente 400M€ d’investissements annuels, 500M€ pour l’énergie et 800M€ pour la maintenance. Une perte énergétique en moyenne de 30 à 40% est notée dans les communes. Elle est principalement due à une mauvaise qualité ou à une surpuissance des sources. Elle peut également être liée à la vétusté des installations dédiées à l’éclairage public.

Ainsi, l’arrivée de nouvelles technologies et la création de nouvelles réglementations de l’éclairage privé et public tend à proposer aux usagers et aux professionnels de l’éclairage des solutions d’éclairage responsables, économiques, performantes et écologiques.

> Gamme de lampes écologiques

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Une réponse

  1. pannas

    Bonjour,
    Nous sommes une petite copropriété et devons procéder au remplacement des éclairages parking. pouvez-vous me donner quelques conseils pour respecter les normes techniques et sécurité ainsi que les normes environenementales.
    « Ainsi, l’arrivée de nouvelles technologies et la création de nouvelles réglementations de l’éclairage privé et public tend à proposer aux usagers et aux professionnels de l’éclairage des solutions d’éclairage responsables, économiques, performantes et écologiques. »

    Merci beaucoup

    Répondre

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